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20/06/2019

Challenge : devenir traducteur Debian ! (partie 1 ?)

Un écran d'ordinateur portable avec le mot Translate

C'était un soir d'été ... euh ... chaipatrop en fait, skoi la date de l'été déjà ?

* farfouille sur startpage *

Ah, merde, en fait nan, l'été c'est demain (du vendredi 21 juin au dimanche 22 septembre.

Je reprends ...

C'était le dernier soir du printemps, j'étais un poil désœuvré et j'errais comme une âme en peine sur le web à la recherche de vidéos des debconfs (ouais, je fais ca quand je suis désœuvré moi, pas toi ? Ah bon.) C'est alors que je suis tombé sur une présentation vidéo de la traduction francaise de Debian. Rien que ça \o/

Bon, alors, petit cadre contextuel sinon tu vas capter que dalle ...

Voilà pour le contexte. Alors, retour sur cette fameuse conférence ...

Ça s'appelle The French localization in the Debian project et c'est présenté par trois jeunes hommes séduisants, athlétiques et souriants, respectivement Thomas Vincent, Jean-Philippe Mengual et Alban Vidal.

Après une présentation du projet, nos conférenciers de choc entrent dans le détail de tout ce qu'il y a à traduire. Et bigre, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a du taf. Au vu de la complexité de la tâche, les difficultés ne manquent pas et nos trois compères les présentent très concrètement, appuyant leur propos sur de nombreux exemples tirés de la mailing list.

IL faut saluer un authentique effort pour présenter la réalité du travail de traducteur. On voit comment fonctionne la mailing list, on découvre le jargon employé ainsi que le processus de relecture et de traduction collectif.

Après une vingtaine de minutes, le propos de la vidéo s'oriente vers la question qui m'intéresse le plus : comment contribuer ?

Et le plus simple reste de commencer par contacter l'équipe afin de signaler les erreurs ou les traductions manquantes via la mailing liste ou sur IRC. Cela ne coûte rien ou pas grand chose et c'est extrêmement utile.

Pour ceux qui souhaitent s'engager davantage, on peut s'inscrire sur debian-l10n-french, lire les différents fils de discussion et y contribuer. C'est une première étape qui permet de se familiariser avec toutes les subtilités des intitulés, les procédures et, fondamentalement, ce en quoi consiste le travail de localisation.

J'ajoute que je trouve cette approche plutôt astucieuse de la part des conférenciers : c'est à la fois réaliste ("D'où tu d'viendrais Jedi avant d'avoir été Padawan toi ?") et en même temps rassurant ("J'vais pas m'taper la honte paske chais pas comment faire un espace insécable sur mon vim localisé en moldoslovaque bordel !").

De fait, après un peu de temps actif passé sur la liste, il sera sans doute plus aisé de passer à un rôle plus actif et de se lancer dans une traduction "à soi".

Bon, clairement, c'est une conférence intéressante que je recommande.

Et qui s'inscris dans un projet plus large pour moi. Je ne savais pas trop quoi mettre dans mon blog, ben ayé, j'ai une idée : je vais rapporter par le menu comment je suis devenu contributeur au projet Debian en participant à sa traduction et tenter de me rendre utile en participant à l'effort collectif \o/

Aucune idée de comment tout cela va tourner : to be continued !


02/06/2019

L'Histoire des Pingouins

Des pingouins armés

Bon, là, on est sur du machin qui date, genre début des années 2000. L'Histoire des Pingouins d'Antoine Bellot narre une guerre impitoyable : les Rebelles et leurs unices libres face à l'E-Empire, sorte d'Evil Corp vingt ans avant M.Robot. Et ma foi, c'est bien rigolo, une vraie petite madeleine de Proust.

Les Rebelles n'ont de cesse de pourfendre les neuneus qui trollent massivement Usenet. Mais pas que. Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines prennent surtout les risques les plus insensés pour combattre tout ce qui est proprio. Comme ça se passe à l'époque du bug de l'an 2000, le texte est bourré de références plus ou moins obscures qui déconcerteront probablement les moins de 20 ans (ça cause Mandrake, SLRN et autres tRoU dU cULz' hiDEouT toutes les deux lignes) mais, globalement, cela ne nuit pas à la compréhension du récit plus que ça. Allez, petit extrait pour se faire plaise ...

La vie au CaLUG était dure : on mangeait pas grand chose de bon, yavait pas la télé et pas beaucoup de filles. Tous les logiciels arrivaient par le feed d'Ether et il n'y avait pas beaucoup de jeux, sauf NetHack qui lui rappelait un pacman dessiné par un autiste avec des règles compliquées, mais le mail et l'irc marchaient bien. La nuit, les pilotes buvaient des bières noires en rigolant et yavait même des mecs vachement vieux qui foutaient plein de mousse sur leurs barbes. Ils avaient de drôles de pantalons en velours côtelé marron et des gros ventres, mais il étaient champions à r00twar, qui était une sorte de Quake sans règles au shell où tout le monde est root et tente de déconnecter l'autre et parfois ça allait vachement vite, même sur Untel386.

Absurde et jouissif, tout le monde en prend pour son grade : les débutants et leurs questions à la con, les gourous des eigthies désormais bedonnants qui n'ont pas contribué au libre depuis leurs années fac, les étudiants en info glandeurs, Microsoft et consors qui veulent exterminer le libre en diffusant des RedHat et autres Mandrake. Pour cela, ils n'hésitent pas à recourir aux tonnes de CD gratuits offerts en bundle dans des magazines d'info, forcément tous corrompus. Bref, j'en redemande et je recommande. Publié sous licence Demerdenzizicht, ce bijou reste accessible vingt piges plus tard et constitue un pan bien sympathique de la mémoire du Usenet FR. Pendant que vous y êtes, lisez également L'Île des Pingouins d'Anatole France, fort gondolant : Antoine Bellot y fait référence dans plusieurs chapitres, et ce n'est pas pour me déplaire :-)


18/11/2014

The Endless River (Pink Floyd)

Couverture de l'album The Endless River
Jaquette de la galette
(photoshoperie bofbof imho)

Il est sorti il y a quelques jours et après un bon paquet d'écoutes, j'ai décidé que ce serait un bon candidat pour mon premier article de blog disons ... "non info". Alors déjà, de quoi on cause ?

Il s'agit du dernier album du groupe de rock psychédélique Pink Floyd formé dans les années soixante. Ouais ouais, je sais, je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ... heu ... cinquante plutôt ... ne peuvent pas connaitre. Sauf qu'en fait, là, si : tout le monde connaît. Bref, je ne vous ponds pas un topo historique sur le Floyd, la Wikipedia l'a fait bien mieux que moi.

Toujours est-il qu'ils avaient pas mal disparu de la circulation, bien que les membres nous gratifient de temps à autre d'un album solo (j'ai bien aimé On an Island de Gilmour par exemple) et bien sûr des inévitables compils et autres remasters en blueray-de-caviar-de-peau-de-vison-final-cut-acoustic-unplugged. Ben oui, fô ben manger ma bonne dame. Mais bon, force est de constater que depuis The Division Bell, les fans n'avaient, eux, pas grand chose à grailler. Et comme cet album est sorti il y a près de vingt piges, j'te dis pas comment ils avaient la dalle. Seulement voilà, le groupe ne semblait pas décidé à revenir (à part pour rafler un peu de brouzoufs).

Pink Floyd dans les années 1970
Le Floyd original (sixties)

Depuis l'annonce de leur improbable retour pour cet ultime album, pas mal de gens, votre serviteur y compris, les attendaient au tournant. Faut dire que ça puait l'opération commerciale, surtout venant d'un groupe qui dénonçait le pognon à grands coups de "Money" tout en s'en mettant allégrément plein les fouilles. Sans compter les chamailleries perpétuelles entre les membres pour des broutilles à quelques millions de $$$. Bref, des stars du rock standards au fond, sauf que putain, leur musique m'a fait planer sévère, et ce sans fumer je précise pour Manu. J'ose même pas imaginer ce que les types qui se sont enquillés Ummagumma ou A Saucerful of Secrets en suçotant du LSD (voire plus si affinités) ont pu visiter niveau stratosphère.

De fait, la question n'était pas : "est-ce que ce sera commercial ?", vu que ça, on savait bien que oui. Non, il s'agissait plutôt de savoir si ce serait une déception ou pas. Or, les avis diffèrent avec (globalement) une presse mitigée et des fans contents. Alors bien sûr, la presse, c'est des cons et les fans, c'est des fanboys. Du coup, il ne me reste plus qu'à donner mon avis à moi, qui ne vaut rien mais t'es pas là pour l'oseille je suppose donc tout va bien.

Or donc, je me suis demandé : pourquoi est-ce que j'écoute Pink Floyd aujourd'hui ? Trois raisons :

Problème : je vois trois albums de Pink Floyd qui s'y prêtent bien (The Dark Side of The Moon, The Division Bell, The Wall). Donc forcément au bout d'un moment, je tourne en rond... Ben voilà ce que je peux dire de The Endless River : maintenant, j'en ai quatre. C'est un album très proche de Division Bell (il y a même un vieux sample d'Hawking dessus) et il est bien planant. Il est loin de l'esprit du Floyd du début des années soixante-dix (et en ce qui me concerne, c'est très bien comme ça, je laisse ce type de zik aux vrais mélomanes) et correspond bien au groupe durant les années quatre-vingt. Bref, rien de neuf mais précisément, je crois que c'est ce qu'on pouvait demander de mieux. Il aurait fallu un miracle pour que l'album soit bon et original en même temps. Bon choix, le Floyd.

Et so long, parce que là, je crois que c'est bien fini ...